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Week end "plein air" 2011

Il est des amis qui, au hasard de leurs calendriers respectifs, arrivent toutes les 36 lunes, à faire un week end ensemble. Mais attention, il ne s’agit pas de n’importe quel week end. Ces amis-là disposent probablement du matériel nécessaire pour faire le tour du monde sans passer par la case hôtel, puisque ce dernier se présente sous la forme d’un 4×4 britannique ou pas, avec tout ce qu’il faut pour bien faire. Comprenez par là, tout le nécessaire à une vie confortable et qui ne se résume pas à une Guiness revendiquant un petit 7 degrés en plein désert mauritanien. Il faut dire qu’hormis ces week end, ces z’amis-là font généralement leurs voyages chacun pour eux, traversant, déserts, forêts, montagnes ou autres. Bourrés d’expériences aussi diverses que rocambolesques, voir improbables, quel utilité pour ces baroudeurs « all terrain » d’aller faire du bivouac dans une forêt locale ? C’est très simple, il s’agit d’un petit challenge….. Mais oui car après toutes ces années, sommes-nous encore capable d’organiser un week end alliant bivouacs, randonnées, repas de haute qualité en milieu hostile, découvertes régionales, conduite 4×4, cartographie et tout ça dans la bonne humeur ?

C’était les objectifs de ce week end en plein air et ils ont été atteints.

Quelques z’images :

La petite maison sur le toit

Bivouac

La vallée de La Sagne/NE (alt.1040 m), au départ du Sentier des statues

Lesdites statues

Petite séance tout terrain (sur des chemins ouverts bien sûr) et la technique toute paysanne de recycler les tuiles de toit.

Chemins buccoliques

Visite du musée d’épaves VW à St-Sulpice/NE, endroit à découvrir absolument.

Après le musée, descente à trotinette à la Robella et apéro local lors de la descente….(hum)

Deuxième bivouac et la préparation du repas « haute qualité »

Exemple pour l’entrée: St-Jacques poêlés à la mangue & foie gras en brochettes sur son pain d’épices.

et en dessert, un coulis de fraises préparé sur place, sur son font de yogourt nature, le tout au coin du feu

Après une bonne nuit dans un endroit idyllique mais qui restera secret, il ne nous restait plus qu’à faire les gorges de la Poetta-Raisse avec un métairie dans la ligne de mire.

Sans oublier les « géants » de nos forêts

Tout à une fin et les croutes au fromage d’une sympathique métairie, mettaient ainsi un terme à ce chouette week end qui nous a fait prendre….l’air.

Nos serviteurs mécaniques, contents d’avoir pu dérouiller leurs boîtes de transferts, ont sagement regagné leurs garages respectifs jusqu’aux prochaines aventures !

Landeron Classic 2011

Il faisait beau et chaud ce samedi 04 juin 2011 et ça tombait plutôt bien car la vieille ville du Landeron accueillait en son sein, Le Landeron Classic 2011 pour sa quatrième édition. Si j’en parle dans ce blog, c’est pour la bonne raison que depuis cette année, je fais un peu partie de l’organisation. C’était donc pour moi un première dans tout les sens du terme. Il faut bien admettre qu’après de sérieux préparatifs, un succès fait toujours plaisir. Car succès est un bien petit qualificatif tant cette journée a été une réussite. Une centaine de véhicules se sont inscrits à ce Classic. Dès huit heure le matin, ces vénérables mécaniques -et leurs propriétaires- sont venues prendre place dans le vieux bourg du Landeron, dirigé pour la peine par une organisation toute helvétique, c’est à dire au millimètre. 50 autres véhicules sont venus spontanément et se sont inscrits le jour même. La bonne humeur et l’originalité des participants, un nombreux public, un groupe de musique vénérant les 50’s ainsi que divers stands de nourriture, ont donné une dimension impressionnante à ce Classic. La meilleur édition à entendre moult participants.

Une réussite donc et je peux d’ores et déjà vous donner rendez-vous pour la prochaine édition qui aura lieu le samedi 02 juin 2012, espérant que quelques dignes représantants de la marque anglaise à l’Ovale vert -ils se reconnaîtront- seront présent

Ci-dessous quelques images:

La plaquette « souvenir », un collector.

Les Chicken’s groupe de Bienne/BE

Une incroyable et très rare Tatra, moteur arrière V8 et refroidi par air

La vieille ville

Une magnifique Volvo 123 GT

L’album photo complet est visible sur ce lien

Rencontre au sommet…

La météo prend toute son importance lors d’organisation de diverses manifestations. Chez moi, c’est une entière confiance que je voue à ces laboratoires qui tournent au-dessus de nos têtes et qui nous prédisent la météo à une heure près. Les dictons, je les garde pour me mettre à la hauteur d’une conversation.

Je fais confiance à Mr.Jeanneret.

Ce beau jour d’été que j’avais donc choisi, était réservé à une ballade sur le site du Vieux Emosson, endroit que j’adore, que je vénère presque! Je pars de bon matin, ce qui ne veut pas dire tôt puisque le soleil a déjà franchi l’Arpille. Après un bon café au restaurant d’Emosson à un prix encore raisonnable, je me faufile dans dans le couloir où un groupe s’apprête à démarrer et je croise un autre groupe qui vient déjeuner. Je réussis tout de même à m’échapper de ce bouchon de centre commercial pour rejoindre l’air, le bon air de là-haut.

Immédiatement ,je viens en aide à une petite dame en difficulté dans l’ajustement de son sac à dos. Tout en me remerciant, elle se présente… »Lina,nous venons d' »verdon, me dit-elle, pour visiter les traces des dinosaures, et d’ajouter aussitôt, « et vous vous rendez compte, c’est bien une idée de mon mari et vous croyez qu’il serait venu m’aider à démêler mes bretelles ! » Le petit groupe s’ébranla lentement. Lina me désigne l’avant du peloton avec son bâton de marche. « Vous voyez le petit avec la veste rouge, c’est mon homme de mari.Tonio, de préciser. Il fait le coq devant, mais cela ne va pas durer. Il fatigue vite, ce qui m’inquiète, car il est désagréable dans ces moments-là ! »Enfin,tout va bien…Faut-dire qu’on chemine encore sur le plat…

J’ai, quant à moi, la vague impression que mon parcours ne sera pas réservé aujourd’hui à l’observation, vu le bagout de Lina, ce qui en définitive, n’est pas pour me déplaire. Je trouve en effet, à travers son langage toute la fraîcheur, l’honnêteté et l’amour d’une autre région romande.

Lina me pose ensuite la question que j’attendais « Faut compter combien pour aller là-haut ? » Je reste évasif ,histoire de ne pas casser l’ambiance qui règne encore dans ce petit groupe.Je comprends mieux lorsque Lina m’apprend qu’elle a tenu comme gérante un kiosque à journaux au centre d’Yverdon, sa ville natale. Il est vrai que je ne peux pas en placer une!Je comprends aussi ce sifflement cadencé qui provient de sa chaussure droite. Des chaussures neuves que son Tonio lui a vivement conseillées pour leur venue à la montagne. Elles se forment, paraît-il?…

Et puis il y a ces bâtons de marche qui l’énervent. « Regardez mon mari, il les laisse dans son sac! Pourtant c’est encore un de ses conseils, médical celui-là,q ue de prendre ces bâtons. On dirait qu’il transporte son paratonnerre ! »

L’occasion est bonne pour m’informer que son Tonio est moitié Italien par son père et qu’il a toujours rêvé de tenir un grotto par le Tessin. En fait de rêve, il s’est vite effacé et voilà quarante-cinq ans qu’ils habitent rue de la Thièle, au 27, 3ème étage avec lessive le jeudi! Alors,ce beau jour de sortie devait être une fête, mais risquée… A tout moment, le cauchemar pouvait survenir, surtout que la montée s’avère plus dure que prévu. Tonio a abandonné la tête du peloton, selon lui pour prendre des nouvelles de sa moitié. Je souris discrètement, à voir les couleurs que prend notre homme. Ce qui n’échappe pas à Lina, inquiète dès lors. Tonio a trouvé un caillou pour s’appuyer, et entre deux respirations, de lancer à Lina « T’as-vu,Choupette,ce que l’on a déjà fait ! » La bonne dame s’excuse presque « Oui,c’est comme ça qu’il m’appelle, » mais dans la philosophie de Lina, le présent se vit en regardant l’avenir, pas le passé et c’est donc d’un regard plus noir qu’elle voit la suite de la journée, surtout que la deuxième chaussure commence à se manifester.

Le pas, plus lent, certes, mais bien cadencé reste au programme. Un touriste, descendant, informe le groupe de l’existence d’une buvette à mi-parcours. Du coup, Tonio regagne quelques places au classement que suit attentivement Lina, qui redoute le pire.

Ceci me fait penser à ces organisations féministes qui devraient se pencher sur un autre phénomène, plutôt que celui de la politique ou des multinationales, où elles envisagent des quotas! Pourquoi en randonnée ou à vélo, l’homme va toujours devant? J’évite la question pour Lina, qui, elle, se demande dès lors pourquoi ces grosses bestioles ont été pataugé là-haut. J’évite également une réponse qui est aussi longue que le chemin restant !

La montée dure encore et Tonio perd des plumes à chaque virage. Je ne vivrai pas la fin de la ballade avec ce couple sympa. Normal…en quelque sorte. Je sais par contre que l’ambiance va s’alourdir è l’annonce de Lina qui a oublié l’appareil à photos sur la table de la cuisine, rue de la Thièle, au 27, 3ème étage…à Yverdon…

Rencontre au sommet peut-être pas comme vous l’imaginiez, mais qui, pour moi, restera bien inscrite dans la liste de mes petits bonheurs…

« Le temps passe et chaque fois qu’il y a du temps qui passe, il y a quelque chose qui s’efface »

Lettre ouverte à M. Sylvio Bernasconi, ex-Président du Neuchâtel-Xamax

Cher Sylvio.

Houspillé par la vente de votre désormais ex-club de football Neuchâtel-Xamax, je tiens ici et par ces modestes lignes, à vous signifier ma bienveillance dans la difficile période que vous traversez. Car en effet, quoi de plus dur pour un entrepreneur que de se séparer d’une société-boulet qui ne lui a causé qu’ennuis, pertes d’argent, mauvaise publicité et probablement provoqué de sérieux troubles digestifs agrémenté d’une inévitable augmentation de la pression artérielle.

Cela dit, force est de vous reconnaître une aisance certaine dans les transactions financières et en particulier dans celle qui nous intéresse, ceci en regard à votre habilité à récupérer auprès de vos « partenaires obligés » le nombre nécessaire d’actions assurant la majorité absolue, indispensables à la transaction susdite, et ce pour un malheureux franc symbolique par action. Là, bravo quel talent.

Car les gens le savent peu -et je le regrette- mais patron est un bien difficile métier. Comme disait Bernard Tapie; « C’est pas simple de diriger une entreprise, même chez les crève-la-dalle… ». J’en conviens, ce sacré Bernard avait une vision toute personnelle de la gestion de sociétés. Celles-ci sont d’autant plus compliquées à diriger lorsque le produit exploité consiste en un groupe d’humains faisant un sport d’équipe très populaire avec comme on le sait bien, un seul et souvent bien pauvre esprit.

Au moment de la reprise de Neuchâtel-Xamax il y a quelques années, j’imagine sans peine que vous, le spécialiste du batiment en béton, deviez probablement rêver de devenir le « Bernard Tapie» de Neuchâtel, succédant ainsi à un personnage autant âgé que respecté, mais usé par les folles aventures footballistiques d’une époque bien révolue.

Reconnaissez néamoins que le plus béotien des consultants d’entreprises vous aurait conseillé de ne pas mettre un seul franc dans ce panier de crabes rouge et noir. Mais probalement, et j’en suis sûr, désintéressé et n’écoutant que votre coeur ainsi que votre passion ma foi déraisonnée du ballon rond, vous avez tenté l’aventure en faisant l’acquisition de quelques précieuses actions Neuchâtel-Xamax SA, vous lancant ainsi à corps perdu dans l’aventure du foot neuchâtelois. Quel bravoure.

Car c’est à chaque interview d’un joueur de football et de ses réponses rocambolesques faites de phrases souvent sans verbe ou complément, que l’on mesure l’immense difficulté que doit représenter la direction d’un club de football. Voilà pourquoi aujourd’hui, les critiques à votre encontre me parraîssent quelque peu outrecuidantes. D’ailleurs, vous noterez au passage que je me garde bien de juger en quoi que ce soit votre gestion dudit club, et ceci pour la simple et bonne raison que je n’y connais mais alors absolument rien en la matière.

Car jamais -je dois bien le confesser- dans toute mon existence, je n’ai partagé le siège en plastique dur d’un stade au milieu de supporters avinés, chantant d’improblabes hymnes à la gloire de l’équipe adulée, hurlant ça et là d’amusantes insanités, renversant ou vomissant leur bière, insultant l’arbitre ou les cons d’en face, ou encore en distillant de pointues théories avec 2 grammes d’alcool par litre de sang sur la stratégie du dernier entraîneur pas encore viré. J’ouvre ici une parenthèse pour dire que lorsque j’étais enfant, un vaccin nommé Heysel m’avait été inoculé en direct par le biais d’un écran cathodique 4/3 en couleur, et qui m’empêche encore aujourd’hui d’aller hurler comme un atrophié du bulbe dans une tribune. Mais je m’égare et revenons-en à votre club cher Sylvio, car oui, la tempête fut rude durant ces quelques années où vous avez régné. Vous me pardonnerez j’en suis sûr de pas énumérer ici les moults et pathétiques allées et venues de joueurs, gardiens ou entraîneurs et les flots d’inepties distillées aux médias pour les expliquer, il paraît que le monde du foot est ainsi fait. Néanmoins, sous votre règne, un stade tout neuf, un magasin de farces et attrapes et encore quelques supporters ont fait (ou défait) le mythe de votre désormais ex-club. Quel parcours.

Malheureusement tout ceci n’a pas suffit à porter votre club au sommet. Les multiples entraîneurs, joueurs et autres bras cassés qui se sont succédés n’ont pas réussi à propulser votre club au but [1] que vous vous étiez fixé. C’est alors que vous cher Sylvio, le patron lassé, usé, au bord d’une bien compréhensible « nervous breakdown » à en juger vos réçentes attitudes face aux…. journalistes, avez finalement cédé vos actions à un homme d’affaire ma foi fort aisé dit-on.

Quel coup de maître. En plein désert vous avez trouvé LA dépanneuse[2]. L’homme providentiel. Un milliardaire tchétchène qui promet d’injecter, tel un pipeline pétrolier russe, des millions de francs en flot continu, arrosant par la même ce canton sclérosé par une malheureuse dette d’un milliard et des pistaches qui inquiète tant qui vous savez dont je ne citerai pas le nom par crainte de vous provoquer un psoriasis qui viendrait s’ajouter à votre probable ulcère actuel.

Cher Sylvio, tel votre fameux revers de la main repoussant les micros des journalistes, balayez ces agitateurs anti-sportifs, qui parlent des liens d’amitiés de ce nouveau patron avec le Président tchétchène Kadyrov, qui dit-on aurait sois-disant du mal à supporter des notions -sans grandes importances- comme la démocratie, la liberté, l’égalité, la libre entreprise, la critique et les vrais journalistes, je veux dire ceux qui prennent des risques.

Vous êtes un visionaire Sylvio, car La Tchétchénie, n’en déplaise à Amnesty International, c’est le nouvel Eldorado du football. Voilà une contrée d’à peine1,2 million d’habitants et qui compte 75% de chômage dans sa population active mais dont le club de football pèse 50 millions de francs. J’imagine sans mal vos yeux briller à la vision de ces chiffres. Kadyrov, le Président incontestable -sous peine de mort- de la Tchetechenskaïa Respoublika a même organisé un match amical dans lequel il n’a pas hésité à mouiller le maillot, avec de vieilles vedettes du foot ventripotentes et à la retraite comme Maradona ou encore ce pauvre Papin. Tous l’on trouvé « très gentil » et tellement « acceuillant » en lisant le chiffre de la somme qu’il venaient de gagner et regardant leurs belles montres toutes neuves en montant dans leur avion !

Et après le fabuleux match dans le stade tout neuf de Grozny, de mauvaises langues osent dire que les autorités locales ne se soucient pas du bien être de leur citoyens ? Vous en conviendrez cher Sylvio, une pareille mauvaise foi est à peine croyable.

Mais voilà, une fois de plus la presse réactionnaire critique l’évènement. Voyez-vous cher Sylvio, c’est un peu comme pour vous, pouvons-nous sérieusement reprocher un manque d’esprit critique envers un état totalitaire à ces joueurs qui en lieu et place d’études n’ont connu que le football ? A l’évidence non. Ils ne sont que de riches marionnettes dans un monde sans valeur.

Fort heureusement, les critiques ne sont pas bien nombreuses [3]et tout cela sera vite oublié. D’ailleurs, et j’en suis sûr, vous le saviez bien en cédant le « club » à cet homme d’affaire du Caucase, que les griefs n’émaneraient en tout cas pas du petit monde politique neuchâtelois car il en est, comme vous le savez, bien incapable.

Quant à vos petites phrases lâchées un peu maladroitement comme: [4] « Qu’esssssse j’en sais ? P’tèèètre qu’ça s’rrrait un bon ami l’Kadyrrrov! »[5] ou la désormais célèbre: « Ceux qui n’ont pas d’pognons z’ont qu’à ferrrmer leurrr gueule !» et bien rassurez-vous, elles resterons dans l’histoire à l’instar du coup de boule de Zidane en final de coupe du monde, à savoir l’expression maladroite d’un esprit simple dans une situation tendue.

Grâce à vous, Xamax et par là même Neuchâtel est entré dans une nouvelle ère: celle qui lui promet la perte de son innocence en voyant ses autorités devoir cotoyer l’impensable moralement. Las, force est de constater que le petit peuple n’a pas joué le jeu jusqu’à présent et les feux d’artifices offert par le nouveaux patron n’ont pas attiré les foules, quel dommage, de si beaux feux. Mais le tout Neuchâtel qui n’aurait râté ça pour rien au monde, a sauvé l’honneur lors de la réception très réussie, donnée par le nouveau patron du Xamax à l’occasion de son accession au trône. Ah merci Sylvio, car si vous n’aviez pas vendu Xamax au Tchétchène, nous n’aurions pas eu le l’indicible plaisir de voir l’espression plus qu’embarrasée d’une conseillère communale de la ville de Neuchâtel, attablée aux côté de la nouvelle direction caucasienne du Xamax, refusant toute interview, s’évitant habilement au passage un naufrage médiatique. Quelle belle image, presque tous nos conseillers nationaux, d’états, communaux, et autres personnages influents privés ou publics étaient là pour profiter du bon repas et des discours en tchétchène du nouveau boss qui ne pipe pas un mot de français, malgré sa présence à Genève depuis 20 ans. Le tout était agrémenté avec goûts par des clowns locaux comme Cuche et Barbezat qui ont dû oublier ce qui leur reste de dignité dans les WC publics de la maladière. Quelle belle fête.

Cette belle soirée précédait de quelques jours la finale de la coupe Suisse où Xamax a fait ce que l’on attendait de lui, c’est à dire se vautrer lamentablement devant un nombreux public. Alors le nouveau boss et son cigare ont mis un terme à la fête avec une certaine délicatesse, en mettant à la porte à peu près tout le monde, dont même ceux qui défendaient leur nouveau patron en menaçant de plaintes pénales quiconque tenterait de diffamer les intouchables. Il paraît que même les mouches ont peur de voler en ce moment à la Maladière.

A votre dernière apparition télévisée je vous ai trouvé une bien mauvaise mine. Alors cher Sylvio, profitez de vous refaire une santé dans votre grand retour à l’anonymat. Anonymat dont vous allez pouvoir mesurer les bienfaits, car il se dit par Neuchâtel -et réjouissez-vous en- que vous serez bien vite oublié.

Pour terminer cher Sylvio, et même si je ne le faisais pas avant, vous ne m’en voudrez pas si je n’assiste pas aux prochains matchs de votre désormais ex-club, j’ai d’autres obligations. Je ne lirai pas non plus la page des sports du Figaro -pardon de l’Express-, tant la suite des futures aventures du club Tchétchène m’indiffèrent. Néanmoins, je suis certain que les supporters et les courageuses autorités de la ville se réjouissent déjà des nouvelles personnalités qui composeront le carré VIP de la Maladière. Voyez-vous, l’avantage dans le foot, c’est qu’il importe peu qui dirige, il y aura toujours des supporters. Le foot est l’opium du peuple, les gouvernants le savent bien, même en Tchétchénie.

Avec certes un peu de détachement, recevez, cher Sylvio, l’assurance de ma bienveillante compassion.

Notes

[1] Si l’on peut dire!

[2] Dans le sens imagé du terme bien sûr

[3] Comme en Tchétchénie d’ailleurs

[4] lire avec un fort accent neuchâtelois

[5] Authentique

Blackfield

Pour sa seule date en Suisse, Blackfield s’est produit au Z7 le 18 avril dernier. Autant le dire tout de suite, c’est à nouveau un public un peu averti qui a rempli la mythique salle bâloise, dont un gros pourcentage de fans de Porcupine Tree, si l’on en croyait les t-shirt portés ce soir-là. Mais attention, même si Aviv Geffen et ses musiciens peuvent se targuer de partager la scène (et le studio) avec le génial Steve Wilson (Porcupine Tree), ses compositions sont vraiment à la hauteur. La rock star israélienne nous distille un savant mélange d’ambiances sombres, de bonne pêche et d’envoutantes mélodies. On a même eu droit à une exlcu ! Je vous conseille donc de vous ruer sur la discographie complète de Blackfield sans hésiter, sachant que « Welcom to my DNA », le nouvel album, vient de sortir et qu’il est diablement bon.

Blakfield au Z7

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